CritiCluster

"Don't pay any attention to the critics – don't even ignore them." Samuel Goldwyn

Critique de It Follows, un film et un réalisateur à suivre ?

Criticluster - Critique film - It FollowsPour parler d’un film tel que It Follows, commencer par le titre ouvre déjà quelques pistes pour lire une œuvre en ayant une sacré réserve. Premièrement, celle que s’il avait hérité d’une traduction française un peu trop littérale, il aurait été plutôt handicapé. Autant « It Follows » a une certaines aura, autant « Ça suit » a un flow très douteux à l’odeur de clown réchauffé. Ensuite parce que la simplicité et l’efficacité qui caractérisent ce titre résument quasiment à elles seules le film tout entier. Lire la suite…

Transmetropolitan : journalisme, capitalisme et drogues de synthèse

Criticluster - Critique Comic-book - TransmetropolitanAutant être d’accords de suite : ce comic-book est barré. Aussi imaginatif que débordants d’insultes, c’est au fil de cases borderlines et flirtant avec la démagogie que l’on apprend à détester autant qu’à aimer Spider Jerusalem et ses sordides assistantes. Qu’est-ce que Transmetropolitan ? C’est ce personnage omniprésent, cette ville absolue, une société différente et pourtant curieusement familière. C’est la violence, les mensonges et beaucoup d’un cynisme désabusé. Nombre de lecteurs purs et innocents – ou qui clament l’être – s’arrêteront peut-être à la forme. S’offenseront du superficiel du verbe. De mots et attitudes condamnés par une norme. Du grotesque ou de l’horreur de certains concepts. Mais au-delà des apparences il existe des vérités, des réalités poussées à l’extrême et même, oui même, du positif. Pour le constater, plongez avec moi dans cette abysse vitriolée si le cœur vous en dit. Lire la suite…

Critique de Chappie, ce clip géant

Criticluster - critique film science-fiction - ChappieBeaucoup trop d’attentes. Il semble que j’avais bien trop d’attentes pour le nouveau film de Neill Blomkamp. Ce n’est pas faute d’éviter toutes ces miettes d’informations enthousiastes. Celles bourdonnant autour d’un projet de science-fiction prometteur, potentiellement encore plus dingue que District 9 et Elysium réunis. Voire encore davantage vu la tronche bien sympa du robot éponyme et la perspective de l’exploration d’une éthique transhumaniste déjà malmenée dans District 9. En passant, cette fois-ci, à l’idée revenant régulièrement en SF d’une intelligence artificielle consciente, il est en plus question de saupoudrer le tout d’une critique du capitalisme, de l’usage de la force, du bien et du mal ou encore du rôle de l’État. Énorme potentiel donc ! Ça promettait d’être LE film de ce début 2015, voire attendu depuis longtemps en terme d’anticipation. Sauf que… si l’on a pardonné le faux pas Elysium, cela commence à devenir compliqué d’ignorer les loupés. Lire la suite…

Métacritique : comment arpenter le sentier de Wild

Criticluster - Critique Film WildWild est un film étrange. Une production débarquant dans la liste d’œuvres très marquées d’un Jean-Marc Vallée ayant quasiment prémâché aux acteurs de sa précédente mouture leurs deux oscars. Non pas que Dallas Buyers Club manquait de talents côté casting, mais les introspections douloureuses et mélodramatiques de ses personnages constituaient a priori les appâts à statuettes dorées parfaits. Enfin, ça, c’est ce qu’en disent ceux qui se chargent des critiques après coup… ces charognards. Selon eux, ce Wild se trouve souffrir de la même pathologie et s’en sort moins bien que son frangin. Le présent charognard rédigeant ces lignes a un point de vue différant légèrement. Lire la suite…

La Dame en noir : l’ange de la mort… plus cliché que le sous-titre ? Ils l’ont fait

CritiCluster - Critique Film Horreur - La Dame en noir 2À l’image de la critique précédente dédiée au spin-off aux dossiers Warren qu’est Annabelle, la suite du film La Dame en noir était autant attendue que redoutée. Enfin, confidentiellement attendue. Très confidentiellement. En fait, c’est plutôt une surprise de voir débarquer cette mouture, mais bon…
Plus officiellement assumée en tant que numéro deux d’une même franchise lorsque le film à la poupée sert de bouche-trou en attendant une véritable suite, il fallait en tout cas d’autant plus confirmer les qualités et relever le niveau d’ensemble du premier opus. C’est à ces conditions seulement que La Dame en noir 2 pourrait potentiellement consolider le redémarrage timide de la Hammer et redonner une gloire un peu plus contemporaine à l’ensemble. Alors, qu’en est-il ? Lire la suite…

On a coupé les fils d’Annabelle

CritiCluster - Critique Film Horreur - AnnabelleSur le papier, cette production horrifique avait beaucoup de points forts potentiels. Une poupée avec une tronche aussi laide que flippante. Un aîné diablement (ahah) efficace : The Conjuring. Des attentes élevées autour d’une franchise prometteuse à la sobriété consommée. S’installer face à l’écran n’aurait donc pas dû être un grand risque. Lire la suite…

Long time no see

Je pourrais prétexter d’un virus très rare m’empêchant purement et simplement d’approcher de toute technologie sous peine d’implosion. Je pourrais prétendre qu’une éruption très localisée de fièvre vampirique m’a contraint au confinement dans un cercueil empli de terre. Je pourrais arguer d’être le premier agent secret à revenir d’une expédition prématurée sur Mars, les radiations et l’isolement m’ayant transformé en poulpe. Je pourrais déclarer que mon cerveau a été hacké par le régime de nord-coréen et conditionné à éviter internet.

Mais évidemment la vérité est ailleurs. Dans la vie trépidante d’un anonyme luttant pour sa vie. Ou du moins pour son diplôme. Ce qui est loin d’être synonyme pour le coup, mais a néanmoins ponctionné un temps considérable au cours de l’année 2014. Ça et le fait de tenter d’avoir des activités extra-scolaires : saut à la perche à cloche-pied, concours d’ingestion de brocolis, nage en piscine de jelly.

Ainsi et malgré un onéreux abonnement au cinéma – avec lequel on essaie tous de les arnaquer, mais faut être honnête, on se foire – ce blog est malheureusement resté à l’abandon toute une longue année et même un peu plus. Mais ce temps est désormais révolu. Un break était nécessaire de toutes les manières, mais il est plus que temps de reprendre l’observation critique d’objets culturels, cinématographiques ou non.

Nouvelle année, nouvelles rubriques, nouvel élan, retour à l’écrit. Ça fait un bien fou de vous retrouver, de retrouver les mots et de continuer à tenter de regarder le quotidien avec un twist.

À tout de suite !

Looper et ses petites erreurs de parcours

CritiCluster - Critique Film Science-fiction - LooperLorgner du côté du voyage dans le temps a toujours posé quelques problèmes. De légers paradoxes entre autre… de maux de tête selon les cas. Pourtant, aujourd’hui, cela devient un exercice presque suicidaire professionnellement parlant. Non pas que la tâche de traiter le thème est impossible, mais, non seulement, les ressorts en sont complexes et, de plus, tout le monde attend au tournant celui qui s’y aventurera. Avec un héritage aussi lourd que la saga Terminator, L’Armée des douze singes, la trilogie Retour vers le futur ou encore Star Trek, le Docteur Who et plusieurs autres, la relève s’y risque rarement et souvent avec peu de succès. Soit dit en passant, c’est également du fait d’adaptations moins réussies des multiples théories sur le fantasme du voyage dans le temps que l’on s’attend souvent à des poncifs, des manques, des loupés. En parlant de loupés… – oui, bon, d’accord la transition est pitoyable – venons en à Looper, donc, et à sa manière d’aborder le sujet, mais surtout de s’empêtrer dans le voyage temporel. Lire la suite…

Navigation des articles

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.